04.02.2012

Candidat au Grand Conseil vaudois (district de Morges)

En tant que jeune candidat au Grand Conseil vaudois sur la liste des Verts du district de Morges, je me permets de vous exposer notre programme, avec lequel je m'accorde parfaitement :

  • Pour la réalisation de la troisième voie CFF Lausanne-Genève et de la quatrième voie Lausanne-Renens
  • Pour l'agriculture de proximité et la mise en valeur des produits du terroir
  • Pour la création de logements en suffisance et à prix abordables
  • Pour l'amélioration de l'offre de parkings d'échange à proximité des gares
  • Pour un engagement fort du canton dans la création de places d'accueil pour la petite enfance
  • Pour la promotion des constructions respectant les standards énergétiques les plus modernes
  • Pour une extension du réseau de pistes cyclables
  • Pour une lutte efficace contre toutes les formes de gaspillage de nos ressources naturelles (eau, énergie, etc.)
  • Pour des subventions à la pose de panneaux solaires et pour la simplification des procédures dans ce domaine
  • Pour une sécurité préventive et proche des citoyens (police de proximité)
  • Pour la cohésion sociale et pour une intégration harmonieuse des personnes issues de la migration
  • Pour le soutien aux entreprises locales et innovantes, notamment dans le domaine des technologies propres
  • Pour un aménagement du territoire durable qui préserve les paysages, les terres agricoles et les espaces de délassement

 

Personnellement, je suis particulièrement sensible à tout ce qui touche l'agriculture de proximité. Elle constitue, à mon sens, l'un des pilliers d'une société qui se veut basée sur le respect de l'environnement.
Enfin, un point qui n'apparait pas officiellement dans le programme mais qui me tient à coeur est la défense de la jeunesse. Trop souvent stygmatisée, elle est capable de produire d'étonnantes choses lorsqu'on lui en donne les moyens.

Pour conclure, je ne peux que vous encourager, si vous habitez le district de Morges, à voter pour la liste No 4. Elle est composée de candidates et de candidats de grande valeur !

Écologiquement vôtre

30.01.2012

Ueli Pan-Pan et le salut par les armes

Armée.jpg

 

Cher Ministre de la défense et des sports,

Le racontar a sûrement dû vous parvenir aux oreilles : nous allons prochainement être amenés à nous exprimer sur l'initiative du GSSA "Oui à l'abrogation du service militaire obligatoire". Diable, quelle idée saugrenue ! Vouloir mettre à mal ce qui constitue une école de vie pour des dizaines de milliers d'enfants de chœur auxquels on inculque l'art du psittacisme effréné et de l'exécrable itération. L'organe mère de la patrie est-il amené à disparaitre ? La troupaille vacille, le briscard périclite et Ueli "Pan-Pan" se meurt pour laisser place à une génération de ribauds mollassons, de pédérastes immoraux et de loustics amputés de toute virilité. Serait-ce l'heure du déclin pour le gros calibre, ce cher symbole phallique du pouvoir ? Serait-ce l'annonce d'une ère apocalyptique d'épanouissement sociétal ? Le glas du militairement dérisoire sonnerait-il ?

 

Qu'il était beau le temps où, fièrement enkakifiés, les camarades de chambrée (eux c'étaient des hommes) dévalaient les rues en sifflotant à qui mieux mieux à toutes les catherinettes  «Un tour de char, mad'moizel ?», se défiaient aux concours de pets dans les dortoirs pour égayer les longues soirées d'hiver[1] ou encore dilapidaient leur temps à se pinter la gueule dans le boui-boui du coin. Un plaisir que n'ont jamais connu les éclopés et autres faiblards qui, pour se racheter de leur invalidité, en prenaient pour leur grade en s'affranchissant de la taxe testiculaire (bah oui, l'inégalité entre les sexes avait un prix). Et tous ces hauts galonnés dignement fanfreluchés qui achetaient ici et là, en veux-tu en voilà, gadgets onéreux et joujoux ridicules afin de satisfaire leur insatiable soif de défilés vaudevillesques. Une valse à trois millions c'est beaucoup moins con-con mais aussi peu fécond qu'une valse à quatre millions.

 

Franchement, que ferons-nous de tous ces milliards économisés si ce n'est les jeter par la fenêtre ou, pire, les envoyer dans l'enveloppe du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication ou encore dans celle du Département fédéral de l'intérieur ?  J'en suis ulcéré ! Le cycle des dépenses militaires perpétuelles, perpétuellement inutiles, si proche de rendre les armes...

 

Que nos ennemis se frottent les mains : ils pourront désormais, après avoir piétiné sans ménagement nos faibles puissances voisines que sont l'Allemagne, la France et l'Italie, conquérir notre Helvétie chérie sans guignols planqués dans nos monts jouant aux mercenaires kadhafistes pour les en empêcher. Suisse sans conscrits n'est que ruine du décervelage.



[1] Exemple emprunté à Pierre Desproges, Les réquisitoires du Tribunal des flagrants délires 1, Paris : Editions du Seuil, 2003, p.16.

 

11.01.2012

Il faut avoir beaucoup étudié pour savoir peu

 

En réponse à l'éditorial du mardi 6 décembre de Joëlle Fabre « Cessons de former les maîtres à la va-vite »

 

Si je ne conteste absolument pas les deux tiers de l'éditorial de Mme Fabre, je ne peux que rester pantois devant sa conclusion d'une ineptie sans nom : parce que la glorieuse profession de vétérinaire exige cinq années d'abnégation totale avant de pouvoir être exercée, il faudrait augmenter la durée de  formation que nécessite celle de maître généraliste qui comptabilise quelque six malheureux semestres et, implicitement, celle de maître spécialiste qui n'en totalise que deux à quatre.

Se lamentant sur l'échec de l'école vaudoise à s'occuper de ses clampins tapageurs, l'éditorialiste, par ses conseils malhabiles, ne saurait que ruiner encore un peu plus les institutions scolaires du canton, qu'elle estime impropres. Considérons un étudiant qui fait un master universitaire et qui souhaite poursuivre avec une formation pour le secondaire 1 et 2. Il totalise sept ans d'études. Plus que pour moult professions "libérales" ! J'en conviens, il y a certainement des imperfections à corriger dans le cursus de formation de nos enseignants. Toutefois, rallonger sa durée ne servirait qu'à décourager les quelques téméraires désireux de se lancer corps et âme dans cette fonction trop souvent jugée ingrate. Et Mme Fabre n'est pas sans savoir qu'une pénurie d'instituteurs pointe le bout de son nez...

Il est possible de former des enseignants indéfiniment sans pourtant leur inculquer une quelconque substantifique moelle utilitaire. Influons donc sur le fond, pas sur la forme.

 

01.12.2011

Par amour de la terre

Agriculture.jpgQuelle affligeante surprise que d'apprendre qu'à mesure que le temps s'écoule, les paysans s'appauvrissent alors que les grands distributeurs s'enrichissent grassement sur le dos de nos laboratores ! Allons-nous laisser disparaitre progressivement les quelque 59'000 exploitations agricoles de Suisse[1] dont l'extinction est, selon certains, inéluctable ? Que nenni : il est impératif de soutenir les métiers de la terre si chers à bon nombre de concitoyennes et concitoyens helvétiques si nous désirons voir perdurer un modèle de société respectueux des normes environnementales et sociales.

Les solutions pour contrecarrer cette évolution paraissent multiples, simplement faudrait-il y mettre un peu plus de volonté politique. Nous devrions, à mon sens, nous servir allègrement dans l'enveloppe de la défense (4'942 Mio. CHF) pour offrir davantage à l'agriculture (3'623 Mio. CHF)[2]. Mais les subventions ne sont pas tout. Un meilleur contrôle sur les grosses entreprises serait également le bienvenu. Actuellement, elles n'ont de cesse de dicter leurs conditions aux agriculteurs qui, à défaut d'autres clients d'envergure, ne peuvent qu'abdiquer devant ce conglomérat. Résultat : les paysans vendent leurs produits sans en tirer un bénéfice acceptable.

Une autre mesure qui accable toujours un peu plus les agriculteurs locaux est sans conteste le très discutable principe du Cassis de Dijon, principe qui permet aux producteurs étrangers de commercialiser sans trop d'entraves et à des prix défiant toute concurrence leurs marchandises sur le marché suisse. Or ces dernières sont néfastes pour l'environnement, car elles peuvent parfois venir de lointaines contrées, et sont probablement entourées de règles considérablement moins regardantes de la dignité des travailleurs. Nous devrions tout mettre en œuvre afin qu'un produit qui vient de l'extérieur ne soit pas vendu à un prix plus bas qu'un produit local. Cela se nomme tout bonnement de la concurrence déloyale. Si les producteurs suisses doivent respecter les normes suisses, lesquelles sont restrictives, les produits venant de l'étranger ne sont tenus que de suivre la réglementation en vigueur de leur pays d'origine. En somme, pour lutter contre ce précepte sournois, il faut consommer local (et bio de préférence).

Mais un tel comportement doit aussi être incité par une éducation adéquate. Une meilleure sensibilisation de la population aux produits de saison jouerait à coup sûr en faveur des exploitants agricoles. La culture culinaire doit se susciter. De fait, un accès facilité aux cours de cuis... d'économie familiale (me murmure ma conscience du sacro-saint politiquement correct) à l'école - notamment par la mise à disposition d'un cours facultatif ou par la réhabilitation dudit cours qui pourrait être librement choisi comme les activités créatrices manuelles ou sur textile - irait également dans ce sens.

N'en déplaise à Charles Poncet et consorts, l'agriculture n'est pas «qu'une vielle catin ridée»[3]. Elle est le fer de lance d'un système qui a fait ses preuves, qui privilégie la qualité de vie plutôt qu'une croissance sans commune mesure. Puisse Gaïa dormir sereinement, des gens veillent encore sur son domaine.



[1] http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/07/03/...

[2] Chiffres tirés de la base de données de http://smartvote.ch/

[3] http://www.praetor.ch/who-s-who/charles-poncet/articles-d...

 

13.11.2011

La présomption de suspicion du citoyen

Poursuite et faillite.jpgJ'aimerais, à présent, prendre quelques instants afin de pointer du doigt les méandres douteux de notre bon Droit des poursuites.

Supposons, pour des raisons qui ne regardent que lui, que Monsieur K soit poursuivi par un vil créancier lui réclamant quelque argent. Notre héros fait opposition. Faute de preuves valables, la poursuite tombe. Tralala youpi... Mais en fait non ! Car, coup de théâtre, la créance qui n'a pas pu être prouvée demeure inscrite dans le registre de l'Office des poursuites, registre qui peut être consulté par toute personne faisant valoir un intérêt vraisemblable (ex : le bailleur qui veut louer un appartement) pour la situation financière de Monsieur K. L'inscription ne peut tomber que si le débiteur supposé engage une action en justice ou demande au poursuivant de le faire. C'est la Loi[1] ! Bon vent pour la suite de votre mise au ban de la société !

Il y a, dans cette pratique pernicieuse du Droit, quelque chose de profondément révoltant : le mépris total de la bonne foi du citoyen. Il me paraît que même celui qui est pris sur le fait en train de commettre un crime, celui qu'on nommera par la suite criminel, bénéficie, en théorie du moins, de la présomption d'innocence jusqu'au terme de son procès. Pourtant, celui qui aura réussi à mettre fin aux poursuites le chargeant se verra affublé d'une tare civile qui se manifestera par le maintien de la mention d'hypothétiques créances dans l'extrait du registre de l'Office des poursuites le concernant.

De quoi se battre donc pour que chacun puisse espérer ne pas voir ressurgir à un moment inopportun (recherche d'un logement, demande de prêt bancaire, etc.) un passé obscur fantasmé.



[1] Art. 8 et 8a de la Loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite (LP).